Gala vous presente

"Gauvreau en toute liberté "

Dans les nombreux champs d’activité créatrice où il a œuvré, Pierre Gauvreau a toujours exigé, obtenu et pratiqué une liberté intellectuelle qui en fait sa signature. Véritable icône d’une culture universelle, Gauvreau ne saurait croire en une parole et une écriture plastique qui ne seraient empreintes de toutes les libertés qui deviennent magnificence.  Sans aucune contrainte ni mesure, Gauvreau se donne toutes les permissions pour des aménagements audacieux des surfaces et des matières utilisées. Cette recherche absolue de liberté est une expérience subjective et émotionnelle centrée sur l’imaginaire et l’éclatement tant de la forme que de la couleur. Gauvreau fabrique des chimères ou des histoires vraies à partir d’une simple tache de couleur qui à elle seule peut générer d’autres histoires, d’autres lumières, d’autres résonances. Le regardeur y trouve une multitude d’univers allant du ludique au tragique, de l’historique à l’abstraction pure sans aucune préoccupation obsédante de styles, d’écoles ou de mouvements.

C’est donc à cette célébration de la liberté à la Galerie Gala que nous convie Janine Carreau, commissaire, à qui Pierre Gauvreau a donné « carte blanche » pour cette exposition. Carreau a produit et coproduit de nombreuses expositions des œuvres de Gauvreau notamment celle de l’Espace Création de Loto-Québec avec Louis Pelletier et celle du Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

Dans ce Gauvreau en toute liberté, la gestuelle généreuse et libre du peintre se lit dans une quarantaine d’œuvres datées 2006-2007 dont certaines de grandes dimensions seront accompagnées de quelques « œuvres-indédites-surprises ».  Malgré une condition physique difficile, la peinture de Gauvreau demeure « sans ride », marquée d’une jeunesse permanente. Toutefois, il est bien évident que ses soixante ans de création et ses quatre-vingt-cinq ans de « course existentielle » donnent un relief éclatant et une portée singulière à cette liberté créatrice qui relève plus du rythme que des structures.  En signant son nom dans la matière de chaque tableau, Gauvreau sait qu’il est parvenu à lui imposer un équilibre plastique parfait.  Il sait que plus rien ne peut être ajouté ni retiré. Tous repentirs sont exclus.

 

Voici un avant-gôut de l'exposition